Un site utilisant unblog.fr

Ces enfants du futur…

TED

Quand on a un enfant qui n’est pas comme les autres, qui est exceptionnel, on n’a jamais la paix.

On n’a jamais la paix car les gens nous pressent de questions, car l’humain n’accepte que peu la différence. Mais, s’il est différent, vous, vous êtes tous pareils. J’aime cet enfant qui est extra-ordinaire, qui me fait voir la vie autrement, qui me donne chaque jour une leçon de vie.

On n’a jamais la paix car les instituteurs nous harcèlent, ils veulent plus, encore, d’avantage, même en maternelle. Il faut les évaluer encore, toujours, ces enfants « non évaluables » qui sont une catastrophe pour des enseignants qui n’en n’ont, soyons honnêtes, que faire car ils préfèrent les enfants robots qui écoutent, font ce qu’on demande et ne posent pas de question.

On n’a jamais la paix car ces médecins, si plein de savoirs, veulent tester ces enfants qu’ils ne comprennent pas. Mais soyons honnêtes, ils en ont peur, car ils ont ce besoin de tout contrôler.

Qu’a fait mon fils pour mériter ces traitements, ces rendez-vous incessants, ces jugements injustes ?

Et bien, « il a du mal à gérer ses émotions ». Mais parlons-en ! On est une des rares espèces qui est dotée de la capacité de ressentir des émotions mais on n’en n’a pas le droit. Courez dans la rue en hurlant de joie et en serrant les gens dans vos bras, vous vous ferez arrêtez pour folie !! Pleurez un être cher « trop longtemps » et on vous le fera remarquer. Ne pleurez pas en public, retenez vous et cachez vous… Et bien moi j’aime cet enfant qui vit à fond, qui aime à fond, qui souffre à fond. Qui n’a pas peur de montrer qu’il est capable d’aimer, de détester, de rigoler, de pleurer.

Aussi, il est souvent seul… Non, il n’est pas seul, il est très conscient du monde qui l’entoure, mais vous avez ce besoin de parole et de regards incessants, mais qui regarde en permanence dans les yeux la personne qui lui parle ?? Personne c’est trop gênant ! Vous lui demandez de faire ce que vous ne faites pas vous-même.

Ah et comble de l’horreur, il a 4 ans et ne parle pas… alors ça oui ça vous turlupine, mais comment fais-je pour vivre ? Ben il se fait comprendre ! Dans ce monde les gens ne se parlent plus, ils se bouffent. Ces enfants ont trouvé un autre mode de communication, par le regard, par le toucher. Quand un enfant si spécial vous regarde, vous n’en sortez pas indemne, il vous fouille l’âme…

Alors oui, ces enfants sont la prochaine évolution de notre espèce, ils se sont adaptés au monde qui nous entoure, voilà pourquoi ils sont de plus en plus nombreux. Mais voilà, cette médecine arriérée et inquiète a décidé qu’il fallait les changer, les manipuler, les modifier pour les adapter au moule de notre société si égoïste, si laide, si perdue… Parce que pour un médecin ne pas comprendre est le pire, il faut qu’ils aient un semblant de prise sur la « situation ».

Mais nous, nous qu’on n’écoute pas, nous qu’on oublie, qu’on met dans un coin, qu’on rabroue sans cesse car on ne fait pas ce qu’il faut ou qu’on « ne se rend pas compte », nous on sait, nous on les aime, comme ils sont, pour ce qu’ils sont. On élève chaque jour les génies de demain, on a le courage de s’élever contre des ignorants aveugles et sourds.

Nous connaissons des joies que peu de parents connaissent, ces parents pressés, blasés, surbookés… On est à leur écoute, on apprécie chaque progrès, on pleur au premier dessin, au premier bisou, au premier mot… Car oui, ces enfants ne se développent pas forcément comme les autres, selon vos cases à cocher et vos critères, mais parce qu’ils sont bien trop occupés à réfléchir à autre chose… Mais ça, malheureusement, ça vous dépasse…

Nous avons un vrai but dans notre vie, nous participerons à l’évolution des choses.

Pour sauver notre monde, qui court à sa perte…

4599__ted-2_mark-wahlberg-talks-ted-2-sequel-transformers-4-and-pain-

8 mars, 2015 à 22 h 49 min | Commentaires (0) | Permalien


ou quand…

… tu as décidé d’apprendre à ton fils à débarrasser, qu’il repart tout fier dans la cuisine avec le sel et le pain, et que 20 secondes après tu entends son père crier « mais qu’est-ce que tu fais ? pas dans la poubeeeeeelle !!! » 

#ahouaidaccord

1 octobre, 2018 à 18 h 59 min | Commentaires (0) | Permalien


ou quand…

… ton fils est dans le bain, qu’il te voit te brosser les cheveux en regardant attentivement la brosse en question (j’aurais dû me méfier)… et que 5 minutes après tu entends du barouf, il a pris la brosse dans le bain pour la laver et a des cheveux partout sur lui (ils adorent on le sait, c’est moche mais j’ai bien rit, mais lui aussi). Sorti vite fait du bain, il est très dubitatif de voir des cheveux au fond de la baignoire… mais attends, cheveux mouillés = il faut les sécher non ? oh ben tiens j’ai qu’à jeter la serviette que maman utilise pour ses cheveux dans le bain ! voilà voilà, merci mon chéri de faire le ménage.

#cellelànonplusjelaipasvuvenir

#logiqueautiste

#jetaime

1 octobre, 2018 à 18 h 54 min | Commentaires (0) | Permalien


Et de 8

Et voilà, tu as eu 8 ans ! Sais tu quelle belle journée j’ai passé avec toi mon amour… ?

Et oui, il y a deux jours tu as donc eu 8 ans, et on s’en est donné à coeur joie ^^ Le matin je suis parti faire des courses pour acheter tout ce que tu aimes manger, pour te préparer un petit repas, disons le, pas très équilibré ^^ Mais on n’a 8 ans qu’une fois ! Après l’école, on mange puis (après un premier cadeau qui nous a valu un « whaou ! » très apprécié) nous voici parti pour une après-midi de folie dans un endroit qui réuni jeux pour enfants et piscine, et depuis le temps que tu veux faire les deux, on y va ! 

Le drame commence une fois arrivé… nous allons directement aux jeux, où tout est noir, fermé, vide…. nous remontons donc à l’accueil où nous devons attendre 20 minutes pour poser une question, et je me demande si tu vas réussir à tenir mais tu es resté sage, même remuant, sous les regards accusateurs des deux mémés aigries devant nous à qui j’ai lancé un regard signifiant « Oui ? t’as un problème ? t’as la lèpre faut pas t’approcher c’est ça ???! » sur ce elles t’ont fichu la paix… Nous voici donc enfin à l’accueil où la personne nous dit « ah ben maintenant c’est fermé la semaine sauf le mercredi » … cher lecteur, tu le vois là, le trou béant qui s’ouvre sous mes pieds ? le noir s’abat sur moi, mon coeur s’accélère, je ferme les yeux, mon fils dans les bras, j’essaie de réfléchir et de calmer mon corps et mon coeur… J’ouvre alors les yeux et te demande « on va à la piscine vu que c’est fermé ? » et tu me dis oui. L’improbable se produit, tu me guides jusqu’à la piscine, pas de cri, pas de larme, non, tu as compris et surtout accepté. Je m’excuse auprès de toi car je n’ai pas regardé les horaires et jours d’ouverture, mais tu me serres dans tes bras pour me dire « ne t’inquiète pas maman, ne t’inquiète pas ». 

Nous voilà donc en tenue de combat, dans l’eau, tu nages, tu sautes, tu souris à n’en plus pouvoir, tu pars nager seul en vérifiant de temps en temps si je suis dans les parages, en me faisant ce sourire … ce sourire mon amour, qui me fait fondre. Tu viens me chercher pour le toboggan, oui ça fait peur quand même ! au bout de 20 tours je n’en peux plus, 2h30 qu’on est là tu ne veux pas partir, quelle idée j’ai eu là… Tu viens t’asseoir à coté de moi, allongé dans les marches tu flottes, et je te regarde… le temps s’arrête, l’espace de ces quelques secondes où je peux me dire « regarde, regarde ce que tu as fait, cet enfant merveilleux, 8 ans d’amour, de bonheur, 8 ans de bataille contre l’insurmontable et aujourd’hui il est là, heureux, épuisé de bonheur, il est là, cet amour, ce miracle, il est là… » tu me regardes alors droit dans les yeux et je sens ton regard fouiller mon âme, s’insinuer jusqu’au tréfonds de mon coeur, pour me faire sentir cet amour que tu me portes, et cette fierté que tu ressens toi aussi, car je suis ta maman. Nous restons figés, face à face, pendant ces secondes indescriptibles, où tu m’apprends à communiquer sans langage…

J’ai quand même réussi à te faire quitter la piscine, non sans promettre de revenir au plus vite ^^ Vite il faut rentrer, papi mamie vont arriver, j’ai plein de choses à préparer. Je te laisse te vautrer devant la télé, il est 18h mais pas de douche je n’en peux plus de l’eau vas comprendre… Une fois les papi mamie arrivés, la petite soirée commence (ici pas de grosse fiesta, ce n’est pas ton truc et je respecte ça, c’est ta journée). Mais, cher lecteur, sens tu le drame arriver… ?

Nous voilà donc attablé, au milieu des restes, quand j’amène avec fierté ce fameux gâteau en forme de train, que je t’ai confectionné le matin même. « ohhhh » entends-je ^^ Et me voilà avec ma coupe de champagne, mon gâteau sous le nez, et je prends quelques secondes pour te contempler encore, car demain tu auras 8 ans+1 et ce ne sera pas pareil… quand j’entends « tu te rends compte 8 ans ! 8 ans que tu galères ! » … mon cerveau prends quelques secondes pour accuser le coup, ce n’est pas possible elle n’a pas pu dire ça, et surtout pas devant mon fils… si ? J’en suis resté le cul sur ma chaise, à lui bredouiller un « pardon ? » lui offrant une chance de se reprendre, qu’elle n’a pas saisie… Je ne comprends pas ces gens aveugles et sourds, qui ne voient rien que le néant. Quelle existence a-t’elle donc pour dire une chose pareille, quelle vide habite son coeur ? Je ne cherche même pas à comprendre, elle est ordinaire, simplement… Je t’ai alors regardé, toi qui a fait semblant de ne pas avoir entendu, sourd aux remarques de ce genre mais néanmoins je sais qu’elle résonnait dans ta tête… J’ai puisé en toi le calme nécessaire et j’ai juste répondu que ces 8 années étaient les plus belles de ma vie, que tu es mon bonheur et qu’aujourd’hui nous sommes heureux, grâce au combat qu’on a mené ensemble, toi, papa et moi. Tu as une force que peu d’élus possèdent, tu as ces sens exacerbés qu’aucun être ordinaire ne peut ressentir, tu as ce coeur si pur qui fait de toi cet être exceptionnel.

Je voulais te dire, mon amour, que ce jour-là encore, tu m’as appris bien des mystères, et que ces 8 années, qui ont été bien remplies, parfois même de rendez-vous très difficiles, d’examens et de papiers à n’en plus finir, s’il fallait les refaire, je les referai tout pareil. Parce que cette vie qu’on a aujourd’hui, ce bonheur inquantifiable, on y a droit, car tu t’es battu comme un lion, face à l’adversité. Tu as un courage et une force que peu de personnes ont, et je suis tellement admirative, car tu restes pourtant celui que tu es. Ne changes jamais mon amour, non jamais, car je ne te changerai pas pour le monde, mais je changerais le monde pour toi… 

27 septembre, 2018 à 9 h 07 min | Commentaires (0) | Permalien


Emmène moi dans ton monde

Hier toi et moi, on est allé en virée dans un parc d’attraction que tu aimes bien. Hier je t’ai vu te lancer pour tester des manèges jusque là trop difficiles, mais surtout…

Hier j’ai vu des mamans excédées qui criaient sur leurs enfants qu’elles n’en pouvaient plus d’eux, qu’elles regrettaient d’être là, qu’il n’y aurait pas de prochaine fois. Ces mamans fatiguées, usées par trop d’enfants, trop de travail surement, trop de tout et de ce qui va avec. 

Hier j’ai vu des enfants te passer devant, sans que personne ne dise rien. J’en ai vu hurler, pleurer, pousser, secouer les barrières et même insulter le personnel du parc, parfois sans même une remontrance de leurs parents, qui étaient soit dépassés, soit au téléphone… 

Et à chaque fois, je t’ai regardé toi… toi qui les a laissé passer, toi qui n’a jamais crié, tapé, pleuré, toi qui a osé tout et qui n’a heurté personne. Toi peut-être le seul enfant avec TED du parc, et qui pourtant a été le seul à ne pas se faire remarquer. Toi qui m’a offert tes plus beaux sourires, tes peurs aussi mais tu as su attraper ma main pour te rassurer, ta fierté et ta bonne humeur. Tu m’as offert de la patience pour nous deux, et même quand il a fallu demander pardon à 100 personnes de leur passer devant, tu m’as suivi, inquiet mais néanmoins assez fort pour aller jusqu’au bout. 

Je suis rentrée repue d’amour et tellement fière, d’avoir la chance d’être ta famille, mais juste aussi de te connaître, car tu es de ces personnes qui font d’une journée pluvieuse une journée de rêve. Tu es tellement extra-ordinaire et merveilleux que j’en ai mal, que j’ai envie d’en pleurer, que je ne sais pas encore ce que j’ai pu faire pour mériter d’être celle que tu appelles maman. Si tu savais mon amour comme je t’aime, c’est au-delà des mots et au-delà de la raison.

Tu m’as ouvert ton monde, si différent du mien, un monde qui a fait que j’ai détesté celui où je vis. Chaque jour tu m’emmènes à la découverte d’expériences hors du commun, tu me pousses à me dépasser, et moi aussi, comme toi, après parfois des peurs insensées, j’y arrive et on avance, ensemble, main dans la main. Car quand tu étais tout petit mon amour, et que tu as attrapé mon doigt, je t’ai promis que je serai toujours là, quoi qu’il arrive, pour toi. Et chaque jour me prouve à quel point tu méritais cela. 

16 septembre, 2018 à 18 h 02 min | Commentaires (0) | Permalien


Trois syllabes !!

N’ayons pas peur des mots, aujourd’hui j’ai passé une bonne journée de merde.

Je ne sais toujours pas si mon fils aura une maîtresse lundi prochain (normal quoi…) et d’autres déboires se sont ajoutés, comme la secrétaire hyper péteuse et insupportable du vétérinaire qui a fini par me faire sortir de mes gonds, etc…

Mais voilà !! Ce soir on a dit les mots comme d’habitude, et quand j’ai montré chocolat, il a dit un truc du genre… euh du genre que j’ai pas compris mais n’empêche qu’il a dit un mot de 3 syllabes !! Mon coeur s’emballe, le feu d’artifice explose dans mon cerveau, c’est pas possible youpi tralala tsoin tsoin 3 syllabes !! 3 syllabes vous vous rendez compte ?! Non vous vous rendez pas compte, c’est Noel, mon anniversaire, ma fête et pâques en même temps !! C’est un petit bout de blocage qui a sauté, c’est un grand pas pour l’humanité, mais si je vous jure !! 

J’ai applaudi, dignement, sobrement, vu que quand je m’emballe et que je danse la gigue, il soupire… il en peut plus de sa mère qui s’extasie devant le moindre progrès verbal (ou non d’ailleurs, tout ce que tu fais est merveilleux mon amour, j’adore j’adore j’adore).

Ptet que c’était un coup dans l’eau, mais je l’ai eu et je l’ai entendu. Tu me l’as donné, à moi et à moi seule, ton PREMIER mot en 3 syllabes. Rien qu’à moi. Je suis tellement chanceuse. Ah là, là, elle peut aller se rhabiller cette … de secrétaire parce que tu vois ça là, ce bonheur de dingue, jamais tu le connaîtras, parce que tu le mérites pas !! 

Comme disent les copines : « il m’a refait ma journée » mes amis lecteurs !

C’est sur cette note positive que se finit ma journée, et profitons-en, car la rentrée promet d’être sport…

 

 

29 août, 2018 à 22 h 13 min | Commentaires (0) | Permalien


Mon P’tit bonheur…

Les vacances, ça a pas forcément été de la tarte. Tu ne voulais rien, à part avoir la paix, mais j’avoue que je peux comprendre, avec l’année que tu te coltines à chaque fois ! Et puis cette année on est parti en mobil-home pour la première fois et c’était difficile pour toi, avec ces boulets de parents qui ne comprenaient pas quand tu voulais une glace à l’accueil et qui t’emmenaient alors au lac devant le camping, ou retournaient au mobil-home… faut dire mon amour que, « c’est ça » en pointant un espace assez large, ça peut prêter à confusion. Bref, on finit toujours par comprendre et ta glace tu l’as eue, même si tu l’as refilée à ton père 5 minutes après ^^ 

A la maison tu voulais la paix, mais voilà que depuis peu tu veux bien re-jouer de bon coeur avec moi, et tu sors même les jouets toi même pour m’inviter. Hier tu as mangé les deux repas seul et tu ne peux savoir comme je suis fière de toi ! Et tu te laves presque les mains tout seul, même si quand le lavabo est en bazar, tu t’éparpilles ^^ tu chantes devant les dessins animés et tu imites les personnages. Cet été a été fort en apprentissage, et encore une fois, autant pour toi que pour nous, car on apprend de toi chaque jour d’avantage sur le monde.

Ce matin, juste toi et moi, en mode « jogging crocs et pyjama » on est parti sans prise de tête, te chercher un coussin pour que tu sois mieux installé à table. Arrivé là tu n’as pas paniqué alors que tu ne connaissais pas ce magasin, tu as eu cette hésitation devant la porte et je t’ai vu bomber le torse et y aller d’un coup. Et là… oh des meubles ! Maman on vient faire quoi là ? Je t’ai montré du doigt le coussin que tu t’es empressé de prendre, puis tu m’as suivie, en imitant chacun de mes gestes. Tu touchais ce que je touchais, imitais mes moues disant « hum non c’est pas ça que je veux » et mon amour, j’ai vraiment bien ri et vraiment adoré ce moment. D’ailleurs, j’en connais un qui a bien rit aussi n’est-ce pas ? caché dans le magasin derrière son coussin, mort de rire.

Sans compter qu’en sortant tu m’as emmenée dans cet autre magasin où tu sais qu’il y a les fameux kinder ^^ et que, toi dans le caddie et moi le poussant, on a pu faire tout le magasin et même te choisir une tasse ensemble (star wars maman, voyons !).

Mon amour, parfois c’est difficile quand je vois que tu n’es pas bien, je ne sais pas comment t’aider. Mon coeur s’ouvre alors et je te laisse en paix, car je sais qu’il y a ces moments où, comme tout le monde, tu en as besoin, pour te ressourcer. Et quand ça va bien, c’est tellement de bonheur, d’amour et de… je ne trouve pas les mots. Etre ta maman est la plus belle chose qui me soit arrivé mon amour, et tu m’offres ces immenses joies que les parents ordinaires ne peuvent pas connaitre. Si tu savais comme je t’aime.

27 août, 2018 à 12 h 06 min | Commentaires (0) | Permalien


Le DRIVE !

Mais pourquoi je n’y ai pas pensé avant ??!

Alors voilà notre super aventure lol… Bien sûr vient le moment où il faut faire les courses… Avant de vous raconter mon bonheur du jour, je vous raconte les dernières courses avec zozo, quand même….

Me voilà donc parti avec un enfant boudeur, qui n’a pas du tout envie de sortir, en virée voiture pour aller faire les courses. Il est tôt, à peine réveillé je l’emmène en l’habillant vite fait, on n’a pas déjeuné on le fera après, c’est pas grave, je veux y aller à l’ouverture y’aura personne ça sera plus vite fait… MAIS c’était sans compter sur les personnes géniales que j’y ai rencontré. Trois clients, trois boulets, mon record a été battu… Me voilà donc enfin en caisse avec mon caddie, pour les curieux j’ai une semaine de courses (ce détail a son importance pour la suite alors suivez bien hein), et là mon ptit chat fait des pieds et des mains pour descendre du caddie, et je le descends donc… pour qu’il parte en courant dans le magasin. Je le suis donc jusqu’à environ 100m de la caisse et il me montre des glaces, que je lui dis de prendre et nous retournons en caisse… où la caissière fait déjà passer un monsieur sur l’autre côté de la caisse, à priori on gêne… Donc je dis ouvertement qu’à priori faut pas prendre 30 secondes pour soi ici, et mon loulou voyant tout ça repart de plus belle en courant, je l’atrappe donc au vol et le remet dans le caddie (ça va bien les conneries). Vient donc ensuite notre tour et la personne derrière moi me dit très aimablement (à prendre au second degré) que je pourrais quand même la laisser passer, ce à quoi je réponds bien fort « allez-y passez, aujourd’hui c’est la fête au village passez tous c’est ma tournée !! ». Bizarrement elle ose pas y aller, même si je lui répète trois fois de passer devant pour arrêter de me souler. Je vide donc enfin mes affaires sur ce tapis avec deux nanas derrière les bras croisés à râler « mias vous avez vu tout ce que vous avez en plus !!! pfff franchement je vais attendre trois plombes pour rien à cause de vous !!! patati patata ». J’avais juste envie de lui mettre un bon coup de boule rotatif à cette pétasse (appelons un chat un chat hein !) mais bon, y’avait mon fils donc je vais pas lui apprendre ça non plus, j’ai donc ignoré comme je pouvais la connasse en question. Une fois mes courses payées, je suis partie enfin de ce magasin, pour ranger mes courses dans mon coffre, et re-courir après mon fils qui est retourné au magasin car à priori il cherchait quelque chose mais petit chat il ne le trouvait pas, et mon coeur s’est serré quand ils ‘est mis à pleurer dans les rayons… J’ai donc pris mon fils dans mes bras, je lui ai dit que ça allait aller et je l’ai ramené à la voiture, malgré son doigt pointé et ses « ça !! » car lui-même ne trouvait pas ce fameux « ça », tout en croisant la pétasse sur le parking, qui à mon regard jeté n’a osé que regarder ses pieds. 

Enfin voilà, encore un épisode épique, où je suis rentré dépité de ce monde de merde où on peut même plus faire ses courses tranquille sans se faire emmerder ! ça devient grave quand même !! Et quand j’en parle aux copines, les « ben t’as la carte prioritaire non ? » j’ai pas vu le rapport.

Ceci étant dit, vous comprendrez qu’hier, à la perspective de me taper encore ce genre de phénomène (je parle de la connasse, pas de mon fils), le courage m’a manqué… Et là, une idée a enfin germé dans mon esprit… Le drive !! Ouai mais c’est cher d’habitude je fais mes courses dans des magasins discount (ben oui avec ce que la mdph nous donne on bouffe pas du caviar à chaque repas). Mais finalement, j’ai comparé les prix et j’ai même gagné 4€ en allant au drive…

Ce matin j’ai donc habillé mon fils qui, l’été, vit nu (ouai ouai no comment, ça fait moins de lessives voilà j’y ai trouvé le bon côté) et nous voilà parti même si petit monsieur râle, où elle m’emmène encore, et soupire quand je montre le picto des courses, genre « encore » ben t’as qu’à moins manger moi je sais pas hein bon ! J’arrive donc au drive, après avoir tourné moultes fois sur le parking, pris l’entrée en sens inverse, et fait ma boulette comme je sais si bien le faire, je m’installe à la borne et je scanne ma carte de fidélité (oh c’est modeeeerne !!) et ben j’attends. Ptit chat, très attentif à mes différents aller retour, stresse un peu et m’appelle pour que je lui prenne la main, alors je ré-explique. Le monsieur arrive avec mes sacs (hey consignés, la classe) et super sympa me fait même une petite causerie de quelques minutes. C’est dingue ! 

Tout ceci fini, je remonte donc dans mon automobile, et je dis à mon fils « c’est bon les courses sont faites on rentre à la maison ! », ce qui m’a valu les applaudissements et les deux pouces levés, hey ouai que voulez-vous je suis une maman qui déchire.

Tout ça pour dire n’hésitez pas, simplifiez-vous la vie et ne faites pas comme moi, n’attendez pas des années avant d’y penser. J’avoue que c’est un gros soulagement de me dire que les courses ne seront plus un problème avec mon titi d’amour. Notez tout de même que pour moi le problème des courses avec titi, ce n’est pas titi, mais les cons qu’on y trouve !! Et mon Dieu qu’ils sont partout !! 

 

 

6 août, 2018 à 15 h 11 min | Commentaires (0) | Permalien


Mon fils, VOTRE boulet…

Alors voilà, encore une fois mon coeur de maman crie et souffre face à tant de bêtise, d’inhumanité.

Pour ceux qui ont suivi les récents événements, nous sommes actuellement à la recherche d’un centre pour après la primaire, car non, on ne voit franchement pas d’intérêt pour notre fils de continuer dans le circuit ULIS avec un collège. Déjà que le collège, franchement c’est la sale période pour tout le monde, autant lui éviter ça ! Surtout que, autant en maternelle il s’éclatait à apprendre plein de choses, autant là il est cantonné dans un programme absolument pas adapté (ah non suis je bête c’est lui qui n’a pas le niveau c’est différent) et il en a assez.

Bref, nous cherchons donc un centre, et nous en déstabilisons beaucoup quand nous appelons pour visiter avant même d’avoir fait une démarche mdph, ben oui moi avant je veux savoir si c’est adapté et où je mets les pieds, et surtout j’ai envie de savoir comment vous allez agir face à mon fils, en LIVE. Parce que si vous l’ignorez ce sera réglé !

Cette décision, mûrement réfléchie, nous apporte enfin la paix et la satisfaction, du moins pour un temps, après des mois de recherches, de réflexions, de questions sans réponses et d’incertitudes. Mais voilà…

Oui, MAIS VOILA ! Faut toujours que vous me sortiez des trucs dont on se passerait bien ! Pourquoi à chaque fois que j’en parle à quelqu’un, cette personne me sort « ah et il rentrera le soir ? » Comment ça il rentrera le soir ? Evidemment qu’il entrera !! C’est quoi cette question débile ???!!! Toi en 6e tu mets ton gamin à l’hôtel ptet hein ???? Tu réfléchis des fois ??? Surement que pour toi il n’est rien qu’un autiste, qu’il faut donc parquer, un boulet pour ses parents, et je suis persuadée que si je tentais et que je répondais « non il sera en internat » tu me répondrais « ah tant mieux ça va te soulager » ! Franchement faut vous entendre des fois hein !!! Et je vous parle pas des « ah mais pourquoi attendre la fin de la primaire ? » ben oui débarrasse toi en vite de ton boulet enfin bon !! 

Cet ENFANT est notre FILS, on l’aime plus que tout et le jour où il va dormir loin de moi pour aller dormir « chez lui », ça me crèvera le coeur comme à n’importe quelle mère, voir plus !! Je ne serai jamais une mère blasée qui attend que son enfant s’en aille, pour enfin avoir la paix, car le mien m’apporte chaque jour cet émerveillement et je suis dépassée par votre méchanceté et votre bêtise, tout autant que je suis admirative face à cet enfant qui lui, ne juge personne et encore moins vous !! Vous qui mériteriez tellement qu’il vous dise bien ce qu’on en pense de vos réflexions non désirées ! Mais non, il est bien au-dessus de tout çà, ça c’est sûr, bien bien au-dessus de vous !

Je vomis ce monde qui ne voit en toi qu’un autiste, et qui ne voit pas que tu es avant tout un enfant, aimé inconditionnellement, à l’infini. Ce monde d’intolérance et de bêtise, qui depuis longtemps déjà m’insupportait. 

En tout cas mon amour, le jour où tu liras ces lignes, sache que tu es notre fierté, et que tu nous montres chaque jour combien notre monde à nous est moche et ne vaut pas la peine d’être sauvé. Je t’aime plus que tout et je ne te changerais pas pour le monde, mais je changerai le monde pour toi.

 

6 août, 2018 à 14 h 30 min | Commentaires (0) | Permalien


Je suis…

Je suis cet être venu d’un monde abstrait, car pas encore arrivé… Je suis cet être doué d’une perception et d’une empathie inimaginable, cet enfant que vous pensez comprendre mais qui sait que cela vous est impossible. Je suis cet enfant qui voit combien mes parents m’aiment, et combien votre bêtise les rends tristes. Je suis cependant incapables d’en vouloir à ceux qui sont aveugles à mes pouvoirs, sourds à mes discours, et muets face à mon mutisme. Je suis en dehors de ce monde, dans une bulle tellement transparente qu’elle voit votre âme, et je sais si je peux vous faire confiance au premier contact. Je suis ici, mais je suis loin, car je suis dans un monde à part, un monde sans jugement, sans faux discours, sans faux semblants. Je suis ce que vous ne comprenez pas encore, mais qui sera la suite, pour sauver ce qui reste d’une humanité gâchée. Je suis un être doué de sentiment pour la nature, je ressens les émotions comme vous ressentez le toucher, et pourtant… Pourtant vous voulez encore et toujours me modeler à votre image, à cause de ce refus éternel de différence, par peur du changement, par jalousie peut-être… Je n’ai pas besoin de faire semblant, je suis moi tout simplement. Je ne peux pas être modelé pour convenir à votre société, car je n’appartiens pas à celle-ci et ma mission est de la faire évoluer. J’observe en silence, le balai incessant de votre bêtise, de votre ignorance, et pourtant vous pensez tellement tout savoir… Si vous saviez…

 

5 juillet, 2018 à 17 h 44 min | Commentaires (0) | Permalien


La formation TEACCH

Mes amis lecteurs, encore un gros épisode à vous raconter !

J’ai donc eu un ras le bol du système éducatif comme nous le connaissons… Bien sûr, j’ai cherché partout des solutions, mais tout est complet, tout est ceci, tout est cela, ya toujours un truc… A chaque fois qu’on trouve une super école privée, il n’y a pas de place et tellement d’attente qu’ils ne le mettent même pas sur la liste car il est trop vieux (oui alors ça aussi !! à 8 ans en France on est vieux !), j’ai cherché, tourné en rond, à en avoir mal à l’estomac, à en pleurer dans les bras de mon cher époux décidément toujours là quand on en a besoin.

On a donc décidé de se tourner vers la méthode TEACCH… et la Belgique… On en a passé des nuits à chercher des postes près de la frontière, chercher les écoles en Belgique, contacter par mail des directrices/teurs. Alors que certains essaient directement de vous dépiter en énonçant la longue liste des centres à voir pour un autre diagnostique (on sait jamais des fois qu’en passant la frontière l’autisme disparaisse !), d’autres sont plus clairs : « malheureusement les quotas imposés par la France sont remplis, mais venez visiter quand même si vous voulez ». Euh…. nan.

Après avoir râlé, pesté et refait le monde toute seule dans mon salon avec mon chéri décidément toujours si attentif, nous avons décidé que si Lagardère ne vient pas à toi… Tu iras à Paris faire une formation. La grande aventure commence alors ! Je me suis inscrite sur le site et 500€ plus tard (reum) me voilà inscrite pour une semaine de formation, que j’ai pu effectuer en juin dernier.

Levée donc à 5h45, je prends mon bus (ben oui mon chéri a besoin de la voiture), le train et mes (magnifiques) jambes et j’arrive. Première heure, tour de table, le problème fut évident : à la formation, seulement 4 parents, sinon ce ne sont que des professionnels et avec ma vision des choses ben je sais que ça va pas forcément le faire… je suis là pour mon titi, je prends sur moi, je ne parle pas trop aux gens (ça je sais faire) et je fais ce pour quoi je suis là : apprendre.

Bien sûr la première matinée on décortique tout ce qui ne va pas chez les personnes avec autisme et tout ce qu’ils ne peuvent PAS faire… Mais quand parlera t’on enfin de tout ce qu’ils peuvent faire tellement mieux que nous ?? De ces sens qu’ils ont développé et que nous sommes incapables de déceler car si peu évolué ? Bref je prends sur moi. Les ateliers sont intéressants mais je connais déjà tout et comme vous le savez, quand j’apprends pas, je m’ennuie vite…

Puis vient ce fameux après-midi où une psychologue est venu nous parler, elle le dit elle-même « elle est sur le terrain elle connait bien son sujet »… Là je me suis dit « toi et moi ça va pas le faire… ». Le discours me fait froid dans le dos, elle nous explique ce qu’est « être parent d’un enfant autiste » (ah bon mais tu en as un TOI ???!!) et là c’est le drame, à l’écouter on est des parents étouffés par la situation, c’est ingérable, les couples explosent etc etc. J’ai donc moi-même explosé en un beau « mais on n’a pas une vie de merde !!!! », ce qui a produit un silence et de nombreux yeux ronds en ma direction (j’ai l’habitude). J’ai donc expliqué que je ne suis pas d’accord, que mon fils est mon rayon de soleil, mon bonheur, que je l’aime inconditionnellement justement car il n’est pas comme vous tous, et que mon mari et moi on s’aime encore plus depuis qu’il est là et qu’on passe pas notre vie à pleurer mais au contraire à la maison pas question d’autisme on est une famille comme les autres ! Je suis d’accord que certains parents sont dépassés, mais on ne peut pas dire à une formation que c’est le cas de tout le monde ! Elle m’a alors répondu que je suis la première à tenir ce discours mais oui, ben même si ya que moi je m’en fiche, je suis là et je compte ! C’est pas possible cette maladie de croire qu’on est désespérés !! Je n’en peux plus d’entendre des « oh mon dieu » oud es « ah ma pauvre » ou « ohlala » quand je dis que mon fils est autiste !! Ya des cons et ya des moches et ya des autistes ! Point !!

Enfin bref, si je dois faire un bilan de la formation, je dirais qu’elle est top, mais plutôt axée pour les professionnels et qu’au final je fais du teacch avec mon fils depuis longtemps de manière instinctive. Je pense qu’ils devraient faire une formation spéciale parent, plus courte. Surtout que je me suis levée tôt et je rentrais tard, et ça mon ptit chat il a eu du mal à le gérer.

Mais, petit message pour toi mon amour qui lira un jour ces pages : pour toi je ferais tout, et comme je te le dis souvent : je ne te changerai pas pour le monde, mais je changerais le monde pour toi … maman t’aime trop

5 juillet, 2018 à 17 h 30 min | Commentaires (0) | Permalien


12345...14