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Ces enfants du futur…

TED

Quand on a un enfant qui n’est pas comme les autres, qui est exceptionnel, on n’a jamais la paix.

On n’a jamais la paix car les gens nous pressent de questions, car l’humain n’accepte que peu la différence. Mais, s’il est différent, vous, vous êtes tous pareils. J’aime cet enfant qui est extra-ordinaire, qui me fait voir la vie autrement, qui me donne chaque jour une leçon de vie.

On n’a jamais la paix car les instituteurs nous harcèlent, ils veulent plus, encore, d’avantage, même en maternelle. Il faut les évaluer encore, toujours, ces enfants « non évaluables » qui sont une catastrophe pour des enseignants qui n’en n’ont, soyons honnêtes, que faire car ils préfèrent les enfants robots qui écoutent, font ce qu’on demande et ne posent pas de question.

On n’a jamais la paix car ces médecins, si plein de savoirs, veulent tester ces enfants qu’ils ne comprennent pas. Mais soyons honnêtes, ils en ont peur, car ils ont ce besoin de tout contrôler.

Qu’a fait mon fils pour mériter ces traitements, ces rendez-vous incessants, ces jugements injustes ?

Et bien, « il a du mal à gérer ses émotions ». Mais parlons-en ! On est une des rares espèces qui est dotée de la capacité de ressentir des émotions mais on n’en n’a pas le droit. Courez dans la rue en hurlant de joie et en serrant les gens dans vos bras, vous vous ferez arrêtez pour folie !! Pleurez un être cher « trop longtemps » et on vous le fera remarquer. Ne pleurez pas en public, retenez vous et cachez vous… Et bien moi j’aime cet enfant qui vit à fond, qui aime à fond, qui souffre à fond. Qui n’a pas peur de montrer qu’il est capable d’aimer, de détester, de rigoler, de pleurer.

Aussi, il est souvent seul… Non, il n’est pas seul, il est très conscient du monde qui l’entoure, mais vous avez ce besoin de parole et de regards incessants, mais qui regarde en permanence dans les yeux la personne qui lui parle ?? Personne c’est trop gênant ! Vous lui demandez de faire ce que vous ne faites pas vous-même.

Ah et comble de l’horreur, il a 4 ans et ne parle pas… alors ça oui ça vous turlupine, mais comment fais-je pour vivre ? Ben il se fait comprendre ! Dans ce monde les gens ne se parlent plus, ils se bouffent. Ces enfants ont trouvé un autre mode de communication, par le regard, par le toucher. Quand un enfant si spécial vous regarde, vous n’en sortez pas indemne, il vous fouille l’âme…

Alors oui, ces enfants sont la prochaine évolution de notre espèce, ils se sont adaptés au monde qui nous entoure, voilà pourquoi ils sont de plus en plus nombreux. Mais voilà, cette médecine arriérée et inquiète a décidé qu’il fallait les changer, les manipuler, les modifier pour les adapter au moule de notre société si égoïste, si laide, si perdue… Parce que pour un médecin ne pas comprendre est le pire, il faut qu’ils aient un semblant de prise sur la « situation ».

Mais nous, nous qu’on n’écoute pas, nous qu’on oublie, qu’on met dans un coin, qu’on rabroue sans cesse car on ne fait pas ce qu’il faut ou qu’on « ne se rend pas compte », nous on sait, nous on les aime, comme ils sont, pour ce qu’ils sont. On élève chaque jour les génies de demain, on a le courage de s’élever contre des ignorants aveugles et sourds.

Nous connaissons des joies que peu de parents connaissent, ces parents pressés, blasés, surbookés… On est à leur écoute, on apprécie chaque progrès, on pleur au premier dessin, au premier bisou, au premier mot… Car oui, ces enfants ne se développent pas forcément comme les autres, selon vos cases à cocher et vos critères, mais parce qu’ils sont bien trop occupés à réfléchir à autre chose… Mais ça, malheureusement, ça vous dépasse…

Nous avons un vrai but dans notre vie, nous participerons à l’évolution des choses.

Pour sauver notre monde, qui court à sa perte…

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8 mars, 2015 à 22 h 49 min | Commentaires (0) | Permalien


Trouvaille…

Aujourd’hui j’ai rangé la chambre de mon fils… Dans le château fort j’ai trouvé le trésor du dragon… Outre les merveilleux jouets kinder legos chaussettes etc etc, j’y ai retrouvé une culotte à moi… (je rassure les âmes sensible elle était propre)…

26 septembre, 2017 à 14 h 42 min | Commentaires (0) | Permalien


Poussette, oh ma poussette !

Bon, certains parents qui me lisent le savent, les ptits minots exceptionnels, ils ont des périodes où ils refusent de marcher, où des endroits aussi, ça dépend…

Le mien ne coupe pas à la règle et depuis un petit moment c’est dur dur de le faire marcher (on soupçonne également des douleurs dûes à la croissance) et ça devient mission impossible de le porter. Alors tout le monde me conseille de faire un dossier à la sécu pour avoir une poussette médicale… Seulement voilà, entre le temps perdu, le prix de la poussette (non mais c’est abusé !!) et le fait que si je me la fait piquer je fait un arrêt cardiaque, j’ai pris le parti d’en acheter une à la brocante.

Me voilà donc partie en virée brocante ce matin, où j’ai trouvé, après moultes recherches, LA poussette idéale, pour la modique somme de… 10€. Une fois rentrée, je l’ai donc « aménagée » pour mon loustic, à savoir enlever la capote (il passe plus dessous hein…), j’ai enlevé tous les coussins rajoutés pour que l’assise soit plus grande, et enlevé les fixations pour tablettes etc ainsi que les harnais. Me voilà donc avec une poussette toute simple, prête à accueillir mon petit filou.

Je vous mets une photo avant :

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et après 

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NB : ne faites pas comme moi, demandez au vendeur comment elle se replie, sous peine de devoir retourner à la brocante lui demander et passer pour une quiche… 

10 septembre, 2017 à 18 h 27 min | Commentaires (0) | Permalien


ou quand…

… ou quand tu te fais couler un bon bain chaud, que tu fais ton sport du jour en attendant qu’il soit prêt, et qu’au moment d’y aller tu vois ton fils tout nu sortir des toilettes et courir dans le dit bain…

#j’auraidûmettredubainmoussantilaimepasça

8 septembre, 2017 à 18 h 42 min | Commentaires (0) | Permalien


ou quand…

… ou quand ton fils va chez l’orthophoniste depuis des mois, qu’il refuse absolument de rentrer seul dans son bureau et de dire un mot devant elle, et que cet après-midi il se précipite dans le bureau de sa collègue pour y jouer et lui dit plein de mots en moins de 5 minutes…

#j’oublieraijamaislatêtedelapauvreorthophoniste

8 septembre, 2017 à 18 h 41 min | Commentaires (0) | Permalien


ou quand…

… ou quand tu te fais un plaisir d’aller au parc avec ton fils mais que tu as pas pensé qu’il allait rester 1h à jeter des feuilles et des brindilles dans l’eau…

#laprochainefoisjeprendsunbouquin

8 septembre, 2017 à 18 h 39 min | Commentaires (0) | Permalien


ou quand…

… ou quand tu es super fière d’avoir appris à ton fils à mettre ses affaires dans la panier à linge sale le soir lors de la douche… et que le lendemain tu sors de la douche, tu vas chercher les vêtements que tu avais préparé et qui ont disparu… ah bah non ils sont dans la panier à linge…

#ahjavaispaspenséàça

26 août, 2017 à 13 h 56 min | Commentaires (0) | Permalien


Pourquoi, pourquoi…

Et oui, ce soir, vous l’aurez compris, est un soir où la force n’est plus avec moi… 

Les vacances ont bien commencé, mais voilà plusieurs jours… semaines ? qu’il ne fait que crier, il ne parle plus, il fait des colères et des caprices énormes, il est mal… Il a perdu pas mal de dents, il a surement peur, et mal, je lui donne ce que je peux, mais peut-on être sûrs que c’est bien ça ? Peut-être qu’il a très mal quelque part, peut-être qu’il a quelque chose de grave ? Et si je ne le vois pas ? Si je passe à côté ? Et s’il meurt ?? Oui, je suis une maman, donc je psychote, c’est mon travail… Bon, faut dire, qu’avec les trous que tu as à la place des dents, parler ça doit pas être évident !

Alors ce soir, tu as encore pleuré et crié, beaucoup, incapable de me dire ce qui ne va pas, et j’ai bercé, câliné, calmé tant que je pouvais… même si l’impuissance de ces moments me donnent envie d’hurler avec toi… Puis tu as fini par te calmer, résigné, frustré… Et je suis allé prendre ma douche, où j’ai pleuré, tant que j’ai pu, en silence, seule, me demandant pourquoi… pourquoi c’est tombé sur moi, sur toi, sur nous… Oui pour une fois je m’accorde le luxe de me dire que j’en ai assez de ne pas pouvoir vivre tous ces moments que vivent les parents d’enfants ordinaires, de ne jamais savoir si tu vas aimer tel ou tel cadeau ou le jeter, si tu vas bien vouloir aller faire une sortie, de ne pas dormir de la nuit car j’ai décidé de t’emmener au cinéma et que je sais d’avance que tu vas avoir peur et que tout le monde va te dévisager… et que je serai la seule à pouvoir te protéger de leur méchanceté, de leur bêtise et de leur intolérance. Oui j’ai pleuré, car je n’en peux parfois plus de deviner, sans cesse, toujours, alors que tu vas avoir 7 ans… 

J’ai pleuré pour toi, pour ta frustration, car te voir ainsi c’est trop dur, voir que tu ne peux pas t’exprimer, voir que tu es prisonnier de ton silence et de ta panique. Me demander une fois encore comment l’avenir va pouvoir t’aider, comment faire, et si les décisions prises sont les bonnes…

J’ai pleuré pour ton papa, car je me sens tellement coupable de ne pas lui avoir offert tous ces moments auxquels il aspirait tant, même s’il me dit qu’il t’aime plus que tout, j’ai parfois l’impression d’avoir gaché son rôle de parent.

Mais ce soir j’ai aussi pleuré pour moi, juste une fois, me demandant pourquoi je dois payer mon bonheur au centuple, pourquoi la vie avec moi est toujours aussi cruelle, pourquoi rien n’est jamais simple… J’ai vécu un combat pour être à nouveau amoureuse mais je dois subir ses absences, tout gérer seule la plupart du temps. J’ai lutté pour t’avoir mon coeur, mon petit amour, alors que je voyais tout le monde avec des enfants, et j’avais décidé bien avant eux d’avoir un bébé mais c’est le leur que j’avais dans les bras… Et puis tu es arrivé, petit miracle, grand amour… Je voudrais revenir en arrière, ne jamais te mettre dans cette crèche, être sûre, ne plus me questionner… Trop de questions sans réponses, de stress. J’ai pleuré ce second bébé que je n’aurai jamais, ce manque qui ne sera jamais comblé. J’ai pleuré pour faire le deuil de ce rôle de parent « normal » que je ne serai jamais, et je ne saurai jamais ce que c’est. J’ai pleuré pour toutes ces décisions qu’on attend sans cesse de moi, ces informations, ces renseignements, comme si j’avais la science infuse quand ça te concerne…

J’ai pleuré car j’en ai assez parfois, et je me demande pourquoi moi ? « parce que tu peux le faire » me dirait ma mère… oui, surement, seulement parfois je me sens si seule, si perdue… Il faut toujours deviner, décider, je rêve que tu puisses enfin me dire ce qui ne va pas et ce que tu veux. 

Mais mon petit coeur, j’ai aussi pleuré car je t’aime plus que ma vie, et que cette simple phrase suffit souvent à te calmer… c’est parfois très difficile, mais être ta maman est le plus beau cadeau que la vie m’ait donné. Je t’aime plus que tout, ma force est ton sourire et j’ai hâte de le revoir…

15 août, 2017 à 19 h 35 min | Commentaires (0) | Permalien


Comment j’ai fait parler mon fils…

Avant toute chose, j’aimerais dire aux amis et aux gens qui nous connaissent, de NE PAS le forcer à parler quand vous le voyez, s’il ne veut pas. Cela ne ferait que le bloquer.

Oui, dans ce titre je dis « j’ai » et j’assume. Car c’est moi qui l’ai fait marcher, moi qui l’ai fait devenir propre, de jour comme de nuit, moi qui ai fait en sorte qu’il dorme toute la nuit dans son lit, moi qui lui apprends à utiliser des couverts. Parce que tous ces professionnels qui sont autour de nous, oui ils aident, mais je reste persuadée que si nous, parents, ne les poussons pas, ils ne le feront pas. Ceux qui croient le plus en eux, c’est nous, et si on leur dit qu’ils peuvent, alors ils pourront.

Alors voilà, jusque là c’était un secret entre mon fils et nous, mais aujourd’hui il parle à l’extérieur, il a donc assez confiance pour que je puisse venir vous raconter cette nouvelle aventure dans laquelle je me suis (encore) engouffrée ^^

J’avoue qu’avoir un enfant qui ne parle pas est une angoisse de tous les jours. S’il lui arrive quelque chose, il ne peut pas nous le dire, q’il est malade et qu’il a mal il ne peut pas nous le dire, ce qu’il voudrait pour son avenir il ne peut pas nous le dire… je passe sur toutes ces situations terribles, stressantes, et ces décisions si difficiles à prendre à sa place, sans connaître son avis. Je passe sur les devinettes perpétuelles, qui ont fait que j’ai surnommé mon fils « père fourras »… alors oui, j’en ris mais la situation, au bout de quelques années, devenait (trop) difficile à gérer pour moi, car je suis de ces mères qui pensent que je lui ai donné la vie et que maintenant c’est la sienne et j’estime qu’il doit pouvoir faire ce qu’il en veut. J’ai toujours pris les choses par étapes, j’ai toujours cherché les solutions, trouvé, pu l’aider à passer ces caps. Mais ça… mais quel morceau ! Le faire parler, comment vais-je y arriver, c’est trop énorme ! Je ne me sentais pas capable, mais il a fallu rassembler mon courage et plonger… car j’ai senti que sans ça ça ne viendrait pas, car j’ai senti que c’était le moment ou jamais…

Cela fait des mois, voir années, que j’essaie chaque jour de faire prononcer le mot « voiture » à notre loustik, sans succès car il jetait l’imagier. Nous avons commencé des séances avec une sophrologue et nous avons commencé le makaton il y a quelques mois… coïncidence ? je ne sais pas et je m’en fiche ^^

Mais venons en au fait… Alors que j’étais en plein marasmes quand aux décisions à prendre pour son avenir, j’ai fini, un soir, par fondre en larmes au pied de son lit, et je l’ai supplié… oui j’ai supplié mon fils d’essayer de dire un mot, un seul, que s’il ne veut pas parler du passé il n’en parlerait pas, qu’il peut ne parler qu’avec moi. Je l’ai supplié de me faire confiance, que je ne dirai rien à personne tant qu’il ne voudrait pas. Il me regardait droit dans les yeux, il n’a rien dit, il m’a serrée fort…

Le lendemain il a ramené l’imagier et le chocolat… J’ai donc coupé le chocolat en plusieurs morceaux et je lui ai montré la voiture… et j’ai entendu un « ture » sortir de sa bouche, de mon petit loup fier et craintif, honteux de ce mot mal formulé, si peu sûr de lui. Je l’ai félicité, j’ai dansé la gigue, il a mangé du chocolat et on a continué. Les mots ont tellement de mal à sortir au début, ça en a l’air douloureux, il force, ferme les yeux, ça bloque, ça se répète, mais après des jours d’essai, ça sort enfin ! Et quel BONHEUR !! 

J’essaie actuellement d’insérer un mot par semaine. Au bout de deux mois nous avons de beaux « non je veux pas », « voiture », « moto », « la télé », « de l’eau », « cacae » (chocolat, bonbons, bref tout ce qui lui plait), « caddie », « mal », il imite le bruit des camions et des trains. Cette semaine nous avons introduit le mot « merci », qui ne voulait pas sortir. Nous avons appris à le signer et depuis hier, soit 4 jours plus tard, il ne signe plus mais le dit (il faut dire que quand je lui donnais quelque chose et qu’il avait les mains prises, signer n’est pas facile, il a donc vite préféré le verbal ^^). Imaginez donc pour moi ce que ça représente !! Je suis heureuse, pour lui surtout, fière, soulagée car je sais qu’il est capable de parler… Oserais-je vous avouer que bientôt j’essaierai d’insérer le mot « maman » dans son vocabulaire :p

Bien sûr quand vous en parlez à des parents d’enfants ordinaires, la majorité vous répondent des « hmm » ou des « ah ouai c’est bien » mais ils ne se rendent pas compte… de la patience, du travail, de la lutte, du courage qu’il lui aura fallut. Eux s’imaginent que du jour au lendemain il va vous raconter en détail le dernier « cars 3″… Je sais que le chemin sera long, et j’ai passé, j’avoue, 2 semaines terribles à avoir tellement peur qu’il s’arrête… Aujourd’hui nous avons fait les premiers pas sur ce chemin si merveilleux, et peut importe le temps, car aujourd’hui il a envie et il est fier. 

J’ai envie de vous dire, à vous parents d’enfants exceptionnels, de ne jamais lâcher, de ne jamais perdre espoir et de ne jamais écouter ces toubibs horribles qui nous rabâchent qu’il vaut mieux leur apprendre un autre système de communication car il ne parlera peut-être jamais… J’ai envie de vous dire que tant que vous y croirez, ça pourra arriver. J’ai envie de vous dire que nos combats nous donnent les plus belles victoires. 

Et j’ai envie de dire à mon fils, qui plus tard pourra me lire, que je ne pourrais jamais trouver les mots pour lui dire combien j’admire son courage, sa force, sa ténacité. Comparé à ce petit bonhomme, je suis si insignifiante. Ce combat nous le menons à 3, nous le gagnerons à 3, peu importe le temps, peu importe la difficulté, car nous avons la plus belle des prises en charge : L’AMOUR. Je t’aime mon bonhomme, je t’aime infiniment.

15 avril, 2017 à 20 h 12 min | Commentaires (0) | Permalien


Le bout du rouleau…

Ah chers amis lecteurs, je viens auprès de vous chercher un réconfort…

C’est toujours plein d’espoirs et de forces que l’on commence l’année, mais parfois on comprend vite qu’on va une nouvelle fois vivre une année de stress, de batailles et d’épuisement. Sauf que là, moi, ben j’en ai ma claque.

ça a été difficile pour mon fils d’aller en ULIS, il s’est battu, il a bossé comme un dingue, il a pris sur lui. Nous, on l’a écouté, on a même déménagé pour qu’il puisse être épanouit, car mon fils, les IME, il n’en veut pas, un mois là-bas nous a suffit pour voir les dégâts physiques et moraux sur lui, et rien que l’évocation du mot le met dans tous ses états… 

Alors quand il est entré en ULIS et qu’on l’a vu si épanouit, si heureux, qu’on a vu qu’il avance super bien et qu’on nous dit chaque jour qu’il a bien travaillé (bon hey c’est un gosse, certains jours il fait son rebelle, comme tous les mômes), le soulagement était là. ENFIN respirer, ENFIN soulagés, ENFIN heureux.

Ben oui mais non, le bonheur, vous le savez, n’est que de courte durée pour nous pauvres parents d’handicapés (perdus, dépassés et dans le dénis, bien évidemment) … et on le paye d’ailleurs ! 

La prochaine réunion ESS arrive à grands pas et j’ai cru comprendre à demi-mots (car personne ne dit jamais clairement rien) que sa place sera remise en question… je ne comprends pas cet acharnement amis lecteurs… 

Parallèlement à ça, nous tentons de réaliser notre rêve, à savoir acheter une maison à la campagne (loinnnnn de la ville) pour y aller les vacances, voir y vivre si nécessaire… Là-bas il y a tout, une super école primaire ULIS mais aussi collège, lycée pro et un IME méga top qui emmène les enfants en classe ordinaire pour les sociabiliser et SURTOUT des gens adorables, compréhensifs, qui les comprennent et les AIDENT, et qui, notamment, appliquent le makaton ! Comprenez que je ne suis pas anti-IME, je suis anti usines à gaz qui ne pensent qu’à remplir leurs caisses et leurs places disponibles pour justifier leurs aides de l’état. Je suis contre cette politique qui consiste à se dire qu’ils sont perdus et qu’il ne sert à rien de s’obstiner, qu’on se dise que TOUT est la faute de l’autisme et que de toute façon rien ne changera jamais, il ne parlera jamais, ne lira jamais, n’écrira jamais (euuuh il a 6 ans hein…).

Mais voilà, ce projet s’est avéré beaucoup plus compliqué que prévu et nous ne savons pas à ce jour si ce rêve va se concrétiser.

Ajoutez à ça que la MDPH nous a encore baissé de catégorie et que le recours n’y fait rien, qu’il faut donc aller au tribunal du contentieux de l’incapacité… 

Vous comprendrez, amis lecteurs, que là, j’arrive oui à saturation, et que je ne sais plus bien par quel bout prendre les choses… Je rêve de l’année prochaine où tout sera réglé (dans mon rêve hein ^^ oui quand je rêve les délais mdph etc n’existent pas lol), et alors je fonds en larmes.

Quand à mon petit bout, je l’ai rassuré, je l’ai calmé, je l’ai caliné jusqu’à plus soif, parce que lui le mot « IME » ça le panique total, à juste titre.

Vous l’aurez compris, de nombreux combats m’attendent finalement cette année, alors que je me sentais enfin heureuse d’avoir tout posé et que je pensais (à tort) que tout cela durerait. 

Je vous rassure, vous me connaissez maintenant, je me battrais jusqu’au bout, et notre famille, nos amis et notre avocat aussi (oui au bout d’un moment, on finit par en prendre un et je crois qu’il le faut vraiment, on se sent moins seuls !).

Tout ça pour dire que j’en ai ma claque, mais que ce petit bout, qui n’a rien demandé, je vais le défendre jusqu’à mon dernier souffle s’il le faut. Quand je le vois, qu’il me sourit, que je vois comme il peut être adorable et combattant, j’en ai le coeur fendu en deux et je suis en colère, car c’est toujours ceux qui sont incapables de le comprendre qui se permettent d’intervenir.

Souhaitez moi bonne chance… et courage à vous aussi… 

4 février, 2017 à 14 h 49 min | Commentaires (0) | Permalien


La piscine… mon amie…

Alors voilà, moi j’ai un petit bout qui adooore l’eau, et c’est PEU dire ! Il peut y passer des heures !

Il n’a peur de rien, quand on va à la mer il saute dans les vagues et à la piscine, il saute direct dans le grand bain… et je ne parle pas des toboggans, plus c’est haut et tordu, meilleur c’est !

Et justement, en parlant de piscine, il s’y passe toujours quelque chose d’extraordinaire… parce que mon fils, dans l’eau, il n’est « plus autiste »…

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Aujourd’hui j’avais prévu de t’amener à la ludothèque, mais c’est fermé le jeudi, quand on n’a pas de tête, heureusement on a les horaires d’affichés ^^

On est donc partis, toi et moi, direction la piscine. Je dois dire que moi, l’eau, j’aime pas ça, j’en ai même franchement le trouillomètre qui grimpe… et passer des heures dans l’eau, c’est pas super réjouissant pour moi, sans compter qu’il fait froid quand on sort, que c’est la galère pour renfiler ce p… de jean quand on est humide et que je peux pas me sécher les cheveux vu que ben ça te fait un peu peur ce truc au mur qui arrive sur ma tête ^^

Je te montre donc le sac de piscine, et là plus rien ne compte, tu te précipites pour éteindre la télé et zoup on est partis. Arrivés là-bas il nous faut acheter un ticket, tu cours au guichet et tu mets les deux mains dessus histoire que la nana arrête direct de jacasser avec sa collègue, ben ouai y’a urgence là madame. Heureusement, ça les a bien fait rigoler.

Nous voilà changés, et là le « miracle » se produit à nouveau… dès que nous sommes dans l’eau, tu me regardes, tu me souris. Quand tu sautes et que je te mets les pouces pour dire « c’est bien » tu fais pareil, tout sourire, tu rigoles, tu sautes, tu fais de l’apnée, tu m’éclabousses et quand je t’éclabousse en retour (car c’est le but recherché), tu rigoles et tu te laisses tomber dans l’eau, comme si je t’avais assommé (au passage, la première fois que le maître nageur t’a vu faire, j’ai bien cru qu’il allait faire une attaque). Tu dis des choses, tu me fixes, oui tu me fixes… je me cache derrière toi et tu tournes dans tous les sens pour voir où je suis. Enfin j’existe, pour de VRAI. Tu… me…. fixes ! Tu… me… parles ! Tu me souris !

2h30 de pur bonheur, de complicité, de rire à en avoir mal au ventre. Tu as fais le zouave pour moi, tu es juste… avec moi. Bien sûr, j’aime que tu sois différent, j’aime tes lubies, tes tocs et ta façon d’être, tu me fascines chaque jour d’avantage. Mais ces moments là, ils ne sont qu’à moi, qu’à nous. Ce soir je suis une maman comblée, une maman qui a la gorge serrée de larmes de bonheur.

Merci mon amour pour cette belle journée, car j’en avais bien besoin.

Tu es décidément un drôle de petit bonhomme. Et je t’aime plus que c’est imaginable.

12 janvier, 2017 à 20 h 16 min | Commentaires (0) | Permalien


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